ça fait des semaines que je coule, et ce dans tous les domaines : au travail, à l'appart, dans mon ex histoire d'amour et ici.
C'est difficile à vivre. Essayer de rester à la surface mais rien y fait, on retombe sous l'eau.
Evidemment, étant tout ce qui se fait de mieux dans le genre : "je vais pas bien, je mange", je vous laisse imaginer l'ampleur des dégats.
Et toutes ces conséquences...mal être, sentiment d'infériorité...
Hier, j'aurais eu envie de parler de ce problème de bouffe avec la psy mais comme elle a embrayé sur l'ex amoureux, on a parlé de lui toute la séance.
Depuis qu'il est parti, je suis en mode survie. Rien ne m'atteint. Je ne sais pas pourquoi je me lève le matin. Ah, si, pour aller travailler. Et là, m'attendent toujours des montagnes de dossier
que je suis de moins en moins capable de gérer. Trop de fatigue, pas de vacances depuis 3 mois. Et puis une surcharge de travail évidente. Le projet pour lequel je travaille a déjà été fait
auparavant. Disons qu'il se répète régulièrement.
Et pour le dernier, il y avait 2 juristes alors que je suis seule.
Hier, mon dernier jour, j'aurais du boucler beaucoup plus de dossier que ça. Plein de choses à faire avancer pendant mes congés. Mais au fur et à mesure de la journée, je voyais que c'était
impossible. J'ai même pensé rentrer plus tôt de mes vacances. Je reviens le 20 de Martinique mais ne reprend que le 26.
Et puis, je me suis dit "merde". Ils n'ont qu'à mieux gèrer les ressources humaines. Je ne vois pas pourquoi je devrais y laisser ma santé physique et mentale sous pretexte que Bercy a décidé
qu'on devrait être moins de fonctionnaire sans réflechir aux conséquences....et je suis partie plus légère à ma séance de psy.
Cette séance a été moins fructueuse que la dernière mais ça me semble logique. On ne peut pas avancer d'un grand pas en avant à chaque fois. Et celle d'avant
avait été tellement révelatrice. J'avais enfin compris ce qui s'était passé avec l'ex amoureux : il a pris peur de s'engager en mai et donc s'est un peu détaché. Comme j'ai eu peur de l'abandon,
je me suis accrochée à lui et il a encore plus peur. Le cercle vicieux.
Je lui ai dit au tèlephone vendredi soir. Il a été d'accord avec cette analyse.
On se voit dimanche soir et puis plus rien pendant 3 semaines au moins.
ça va nous permettre de faire le point.
Je lui ai dit que la situation ne pouvait plus durer. Qu'il devait prendre une décision : s'engager ou pas. Et si c'est pas, arrêter de se voir, de s'envoyer des mails tous les jours ... Cette
décision lui fait peur. A moi aussi, je le sais. ça sera dur si c'est le cas mais c'est nécessaire. Faudra faire le deuil.
Certains jours, je suis très en colère contre lui, d'autre où je repense aux belle choses qu'on a vécu.
Et puis, je me demande si ça sera bien si on reprend. ça tourne dans ma tête.
Finalement, je pense que oui. Car, s'il revient, c'est qu'il aura fait le choix de s'investir avec moi. Et il sera là à 100%. Et moi de mon côté, je bosse avec la psy pour être moins dans la
dépendance affective.
Cette note est très décousue.
Tout ça pour vous dire que je pars lundi matin, et qu'on ne peut pas faire plus salutaire que ces congés.
Je n'essaie même plus de faire semblant d'être au régime. C'est peine perdue. Mais je sais que pour réussir, il faut être bien aussi avec soi même. Et ce sera mon objectif durant ce
voyage.
Je rentre le 20 et ne manquerai pas de vous faire signe dès mon retour pour vous dire à quel point je suis reposée, bronzée et bien.
Je vous embrasse et à très bientôt