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Mercredi 30 janvier 2008
Vous tenez bon, vous serrez les dents. Et un jour, ça déborde. Les larmes sortent. Vous ne vous supportez plus. Ni vous, ni ce corps. Surtout ce corps. 

Je viens de passer 30 mn à m'isoler au bureau pour pleurer. Je reviens à ma place et je continue d'avoir envie de pleurer. 

Je sais plus quoi faire. J'ai encore pris du poids et je passe la limite où toutes les fringues sont trop petites, où on ne sent plus que son ventre bloqué dans le pantalon trop petit. Tellement petit qu'il n'arrête pas de descendre ( vive le strech), se transforme en taille basse, ce que je dèteste. 

ça m'arrive toujours quand je franchis la limite. J'ai une journée où ça explose. Je voudrais disparaitre de ce corps. Ne plus avoir à accepter ça. 

Mais toutes les tentatives pour inverser la tendance se soldent par des échecs ces derniers temps.

Je n'y arrive pas. Et pourtant c'est une nécessité physique et psychologique de maigrir. 

Trop de choses à règler dans ma tête avant. Vive Zermati. Mon rêve à la seconde : avoir un entretien avec lui, de suite. Au diable, les autres patientes. Qu'on s'occupe de moi et que je reperde ce poids, ce gras qui m'empêche presque de respirer. A croire qu'il n'est pas situé sur mon ventre et mes cuisses mais sur mes poumons. 

Mais j'aurais pas d'entretien ce soir avec Zermati, et mes problèmes, pour qu'ils se règlent, va encore falloir du temps. 

Je fais comment en attendant parce que perdre ne serait que 2-3 kilos, c'est vital, là, de suite.
Par marie - Publié dans : Au jour le jour
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